Anges ou Démons ?

Un peu de tout sur rien, un peu de rien surtout !

jeudi 18 juin 2009

Comme une bulle de savon, passer un savon, glisser sur une pente savonneuse,...

... d'autres expressions ?

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Il y a quelques temps, je suis allée me ravitailler en savon de Marseille : dans une savonnerie : la savonnerie Rampal-Patou à Salon-de-Provence (je sais « trop de la chance » !).

Grand Ange a choisi des savonnettes parfumées à la lavande.

Mais nous avons aussi acheté du gel douche, des bâtonnets contre les mites (pas de cube (savon), j’en ai encore !) et un gros sac de paillettes de savon de Marseille.

savon4_toutenparfum_com_
Quelques trucs ?

Vous vous doutez bien que je me sers beaucoup de savon de Marseille… Donc, les trucs, je les connais tous ou presque !

Le véritable savon de Marseille contient 72% huile d’olive.

On en trouve en savonnette, parfum lavande, lait d’amande, miel, …

Première chose à savoir : Acheter son savon « frais » (à la savonnerie, par exemple…) (ok, je prends les commandes…) et le faire sécher ! Dans un courant d’air, sur une étagère au garage, par exemple. Plus il est sec, mieux c’est pour enlever les tâches, mais surtout… il s’use moins vite !!!!

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Soins du corps :

- Son PH étant neutre, il est parfait pour lavage du corps et particulièrement recommandé aux personnes sujettes à eczéma.

- Il n’assèche ni n’irrite la peau comme un gel douche.

- On l’utilise pour désinfecter un panaris : eau la plus chaude et la plus savonneuse possible (savon liquide ou en paillettes ou encore râpé avec un rasoir à légumes ou couteau économe) dans le panaris, répéter le lavage plusieurs fois et recommencer dans la journée. Rincer.

- Truc de grand-mère : contre les crampes nocturnes, placer un bout de savon au pied du lit (cela fonctionne grâce au potassium contenu en grande quantité dans le savon de Marseille). De même, lorsqu’on a une crampe, se frotter à cet endroit avec un savon soulage.

- Il est utilisé comme pâte dentifrice (je n’aime pas), mais le savon de Marseille est parfait pour nettoyer et désinfecter les appareils dentaires (des enfants comme des grands-parents) (et ne laisse pas de dépôt).

Linge :

Bon détachant ! (pour les petites tâches ou tâches fraîches, pour les grosses tâches bien incrustées, bien sèches et bien vieilles, je préfère encore mes petits flacons Eau Ecar*ate ou Diable Dét*cheur ou Rub*gine « spécialisés » par type de tâche !) (Le Nut’ part bien avec l’aide du flacon « tâches grasses »).

On frotte la tâche avec un morceau de savon sec (voire à peine humidifié), une fois le tissu à l’endroit, une fois à l’envers. Ensuite, laver à la main ou en machine.

- Même méthode pour les auréoles sur les vêtements.
- Une fermeture éclair qui coince ? On frotte avec un bout de savon sec.

- Ca marche aussi avec un clou ou une vis qui refusent de rentrer dans le mur ! (ou une porte qui grince un peu).
- Les couturières se servent d’un bout de savon sec comme d’une craie pour dessiner le patron sur le tissu.
- Un bout de savon de Marseille dans la penderie lutte contre les mites (ça me change des boules de cyprès !)

Une recette de lessive ?

Perso, j’ai un sac de paillettes : deux cuillères à soupe plus ou moins bombées et c’est tout ! On peut ajouter de l’assouplissant ou du vinaigre blanc (même résultat)

Si on n’a pas la même chance que moi :

1 vieux flacon vide

75 à 100 g de savon de Marseille râpé ou en paillettes,

1,5 litre d’eau (chaude, c’est plus facile) ou plus.

Et gingasser ! (secouer)

Attention, avant de s’en servir (doser comme d’habitude), secouer !

Ajouter du vinaigre blanc ou du bicarbonate de soude dans le bac à assouplissant.

Vaisselle :

Il dégraisse bien.

Eventuellement faire tremper le plat dans de l’eau très chaude très savonneuse.

Bien rincer (sinon, la vaisselle peut sembler terne).

Sols, murs & plafonds :

- Un savon dans un chiffon ou un gant de toilette humide et on frotte le mur bien cra-cra !

- Sinon, de l’eau tiède et quelques paillettes, on mélange le tout et on humidifie le chiffon avant de frotter !

- Même recette  pour nettoyer les plafonds : une serviette blanche ou une serpillière neuve sur un balai (en silicone, c’est bien !) et hue cocote !

Sols :

Super dégraissant, mais… ne pas trop mettre de savon de Marseille dans le seau, sinon : ça laisse des traînées ternes et surtout… ça pègue ! (ça colle).

Au jardin :

Contre les pucerons et autres parasites : eau chaude (pour que le savon fonde bien) et savon : 1 litre et 40 à 60 g de savon de Marseille râpé ou en paillettes. Le plus commode : dans un pulvérisateur. On secoue pour mélanger (on attend que cela refroidisse un peu) et on pulvérise ! On peut ajouter une gousse d’ail écrasée.

Si vous connaissez d’autres trucs… je suis preneuse !

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mercredi 17 juin 2009

Région(s), animal, lac ou signataire américain ?

Ca vous rappelle mon billet sur le département des Bouches-du-Rhône, où l’on assimile « 13 » et Marseille ?
Ou que l’on soit fan de l’OM ?
Donc, sujet du râlouillage d’aujourd’hui (Esperluette, je suis une spécialiste du râlouillage !)

Et j'attends vos commentaires !!!

PACA !

Qu’es acò ?
(ça, c’est du provençal !)

Dixit Wikipédia (données ici et dessous de Wikipédia, cliquez sur les mots pour accéder aux articles) :
- La
PACA est une région française, acronyme pour Provence-Alpes-Côte d'Azurpaca_animal

- PACA est l'appellation de la région économique regroupant l'Asie et l'Océanie

- Le paca, rongeur américain (Agouti paca)

- Le lac Paca se trouve dans l'île indonésienne de Halmahera dans les Moluques

- William Paca, signataire de la déclaration d'indépendance des États-Unis

Quelques données :
Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Bouches-du-Rhône (13), Var (83), Vaucluse (84)
Population totale : 4 896 850 hab. (2006)
Densité : 156 hab./km²
Superficie :31 400 km²

paca_2

Pourquoi donc ?

Le président de la région a lancé une consultation publique pour changer le nom de la région

Voir ses déclarations ci-dessous :

« Nous avons un nom qui nous handicape profondément, parce que Provence-Alpes Côte d'Azur, c'est indicible, a-t-il expliqué sur France Info. J'ai été accueilli en Algérie en tant que président de Provence-Alpes-Côte d'Ivoire, quand ce n'est pas Provence-Alpes-Côte d'Agneau ! »

La réforme des régions proposée par Edouard Balladur proposait de regrouper certaines régions (pas PACA) et d’en renommer certaines (PACA en Provence), voir ici la carte.

Mais là où je râlouille, c’est que :

1 – PACA, c’est moche et les habitants ne sont pas des « Pacaïens » !

2 – C’est une région immense, en superficie et en démographie : 6.7 fois d’habitants qu’en Limousin ! Y a pas comme un décalage dans la représentativité ?

3 – Et pourquoi la Normandie est divisée en deux petites régions (Basse et Haute Normandie), alors que PACA regroupe une partie des Alpes, la Côte d’Azur et la Provence ?

4 – Ah si ! Je sais, c’est une des rares régions françaises « de taille » à s’aligner sur les régions italiennes, espagnoles ou les Länder allemands…

En revanche, changer de nom est une tâche ardue : PACA est l’acronyme de Provence, Alpes et Côte d’Azur : certains se sentiront lésés s’il manque leur « bout de région » dans le nouveau nom de la région. Si certains proposent de véritables « pagnolades » (voir ci-dessous).

Le débat est lancé…

Et suscite la passion… France Bleu Provence s’en fait le relais.

Déjà qu’on prend les gens du sud (que d’aucuns assimilent à des Marseillais... grrrrr) pour des guignols, des glandeurs, j’en passe et des meilleures (N.B. : la sardine qui a bouché le Vieux-Port n’était pas un poisson de taille gigantesque, mais le nom d'un bateau tombé en panne…), alors, là, on passe pour quoi ? Des révolutionnaires rigolos ?

Et si on divisait la région en deux ? Histoire de rééquilibrer les forces avec les autres régions françaises ? Ou si on regroupait d’autres régions (Basse + Haute Normandie) ? (non, je n’ai rien contre les Normands !) (Poupette, Maman Poisson, Stef et sa belette, Maman Caillou et tous les autres, ne m’en veuillez pas !)

Qu’on ne m’invoque pas la raison historique d’un tel découpage… Certains départements ne sont devenus français il y a moins de 150 ans ! (voilà pourquoi le fleuve côtier Var ne coule pas dans le Var, suite à un re-découpage, quand le Comté de Nice est devenu français)

Mais bon, il n’y a pas plus important ?

On a rétorqué au président de région le coût… Mais il serait faible : ce n’est pas une agence qui réfléchit au changement de nom, mais les « Pacaïens » eux-mêmes (et je soupçonne certaines propositions émanant de personnes n’habitant pas si au sud que cela…)

Ok, le nom est moche/vilain/horrible/indicible/imprononçable/trop long, mais plutôt que de dire « Paca », ne pourrait-on pas dire « Provence-Alpes- Côte d’Azur » ? EN ENTIER !

Et en profiter pour rappeler que les habitants des Bouches-du-Rhône sont des Bucco-Rhodaniens et pas des Marseillais… (je sais, j'y tiens !)

Et nous, les habitants de cette région, nous nous appellerons comment ? Des « Granb-Sudains » ? Des « Mistralais » ? Et pourquoi pas des « Pastissons » (je n’ai pas dit « pâtissons » de la famille des courges, quoiqu'il faut l'être pour proposer cela) ?

Et puis quoi encore ? « Mistral Gagnant » (Renaud n'est même pas de la région !), « Pastaga » (pastis), « cigalie » : déjà qu’on sous-entend que les gens du sud boivent l’apéro sous la tonnelle en ne faisant rien, juste écoutant le chant des cigales (oui, elles ont commencé de chanter au début du mois, c’est donc chaleur à gogo !)

(N.B. : le quartier du Mistral dans "Plus belle la vie" n'existe pas, même s'il s'inspire du quartier du Panier...)

paca_1
à gauche : Provence,
en haut, à droite : Dauphiné
(voilà porquoi l'héritier de la couronne de France s'appelait le Dauphin) (Alpes)
en bas, à droite : Côte d'Azur.

Si vous avez le temps...

Lisez l'article de Yahoo !

Extraits :

On trouve des dérivés du mot "Provence", tels que "Provençalie", "Provence d'Azur", "Provence Méditerranée", mais aussi des contractions du type "Provalzur" ou "Occimed", des choix de sigles plus audacieux tels que "Sampa" (Sud Alpes Maritimes Provence d'Azur) ou Sam (Sud Alpes Maritimes). On a relevé des initiatives plus originales encore du style "La Floride provençale", "Terre Promise" ou "Mistral gagnant", voire cocasses du genre "Pagnolie", "Pastis et cigale" ou "Pitalugue", type d'embarcation en provençal. Marcel Pagnol avait immortalisé le mot "Pitalugue" dans une de ses pièces. Le "pitalugue" ou encore "pointu" auquel les Marseillais attribuaient "une hélice si grosse que quand on le démarrait, c'était le bateau qui se mettait à tourner".

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dimanche 31 mai 2009

Le Colombier

Tradition marseillaise, le colombier est un gâteau de Pentecôte : à base d'amandes et de melon, couvert de sucre, coloré généreusement, parfumé au Kirsch et à l'intérieur duquel est caché une colombe (représentant l'Esprit Saint) en céramique ou en porcelaine. Celui qui trouve la colombe, selon la tradition, se marie dans l'année.

Cette tradition gourmande a quasiment disparu... Un Colombier a été offert par les chefs pâtissiers de Marseille au maire de la ville, M. Jean-Claude Gaudin, cette semaine. Ils souhaitent réhabiliter cette tradition tombée en désuétude.

colombier_img

Dans les années 1920, un concours a été organisé entre différentes pâtisseries pour trouver le gâteau le plus pratique à emmener au cabanon (= cabane idéalement située à la campagne ou dans les calanques ; aujourd’hui, on parle toujours de « cabanon » à Marseille pour désigner une résidence secondaire). Et c’est le gâteau « le colombier » qui a gagné !

(d'après Wikipédia, Marmiton et Gildas)

ici, la recette de Marmiton.

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mercredi 6 mai 2009

Traditions de mai en Provence

Mai : du latin Maius (mensis) «le mois de mai», du nom de Maia, divinité italique, fille de Faunus et femme de Vulcain.

On ne se marie pas, cela porte malheur. C'est le mois de la Vierge Marie et, suite à des voeux prononcés par des jeunes filles lors de la Grande Peste de 1720 (en particulier à Marseille), la tradition se perpétue toujours (mois de l'année où l'on trouve facilement une salle pour un mariage !).

Seule célébration de l'arbre de mai, à Cucuron, dans le Vaucluse

A Cucuron, on plante l'arbre de Mai le samedi qui suit le 21 mai. Les origines et le déroulement actuel de cette fête sont à la fois païens et religieux, elle résulte d’un vœu que la population du village a fait lors de la grande peste de 1720.

Pour supprimer ce fléau qui avait déjà fait disparaître le tiers de la population, les habitants promirent à Sainte Tulle, la patronne du village, de lui consacrer chaque année un peuplier (en provençal : pibola / piboulo ) aussi haut que l’église. Cette manifestation se déroule depuis, chaque année, dans la ferveur et les « estrambords ».( manifestations d’enthousiasme)
Il s'agit d'un peuplier qui doit dépasser le clocher de l'église (24 m). On le fait défiler dans la ville, une jeune garçon assis dessus à califourchon (« L'Enseigne »). Une fois l'arbre dressé devant l'église, suit une grande fête populaire à la fois païenne (culte du printemps) et chrétienne (en l'honneur de Sainte Tulle, patronne de Cucuron). Il restera planté jusqu'au 15 août.

(Par ailleurs, les films « Le Hussard sur le toit » ainsi qu' « Une grande année » avec Russell Crowe et Marion Cotillard » ont été tourné en partie dans le village.)

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vendredi 10 avril 2009

Traditions pascales en Provence

Vendredi saint

Traditionnellement, on déguste un aïoli : sauce type « mayonnaise » à base d’huile d’olive et d’ail (d’où son nom) et par extension, le plat, composé de morue et de légumes bouillis ou pochés [à la vapeur, c’est meilleur ; légumes crus : plutôt pour l’anchoïade, recette ici]

On prépare l’aïoli dans un mourtié (mortier), en marbre ou en bois d’olivier et l’aïoli est réussi si on plante une fourchette dans la sauce et qu’elle reste bien « tanquée » (droite) (même origine pour la pétanque, voir ).

Outre la sauce, l’accompagnement : escargots de mer (bigorneaux), moules, escargots de Provence (ou « petits gris »), artichauts, navets, betteraves, salsifis, fenouils, asperges de saison, carottes, haricots verts, choux-fleurs (cru ou cuit), concombres (cru), courgettes, tomates (crues), pommes de terre (version « moderne »), œufs durs (poule ou caille), etc. (très bon avec du poulet grillé et toute viande froide et avec des crevettes (pas très provençal…)).

Un petit vin blanc (à consommer avec modération) aidera à déguster ce plat copieux, que l’on mange en Provence le Vendredi Saint et au Gros Soupa (repas du 24 décembre au soir).

aioli
(source : paca info eco)

Dimanche de Pâques

La viande se doit d’être un agneau de lait.

Lundi de Pâques

S’il fait beau : pique-nique ! On mangera l’omelette et œufs durs (tradicioun.com). On se rattrape, on n’a pas mangé d’œufs pendant 40 jours ! En outre, vu les repas pantagruéliques des vendredi saint et dimanche de Pâques, une omelette peut largement suffire [et puis, il y a des stocks de chocolat à dévorer...].

paques_carte
(source : fond-ecran-image.com)

Trois superstitions

- Les œufs pondus le Vendredi Saint ne pourrissent pas, ils sèchent et deviennent durs [ils pourrissent, mais bon...].
- Ne pas changer les draps, cela porterait malheur.
- Ne pas porter de vêtements neufs : malheur.

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samedi 7 février 2009

les pingouins... un mois plus tard !

Lu, vu sur le net... et copié... je crois l'avoir vu sur un blog "du sud", mais je ne sais plus où (pardon !)

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Origine de la Pétanque ? (source : extrait de Wikipédia)

Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « le Noir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d’un café « La boule étoilée » (terrain baptisé ainsi en clin d'œil aux boules cloutées de l'époque) dont les propriétaires s'appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l'intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s'appliqua à en finaliser les règles. La pétanque était née !

Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l'occitan provençal « pied » et tanca « pieu », donnant en français régional l'expression « jouer à pétanque » ou encore « pieds tanqués », c’est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l'élan. Les innovations sont les suivantes :
- le jeu se pratique sur un terrain plus court ;
- le joueur lance sa boule sans élan ;
- les pieds joints, à partir d'un cercle tracé au sol.

Ainsi, une idée généreuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, même si son succès est probablement lié à la simplicité des règles et la sociabilité avec la proximité des joueurs ensemble qui se parlent et s'interpellent.

Posté par Lystig à 12:26 - de Provence... - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 2 février 2009

La Chandeleur, c'est aussi les Navettes !

Les navettes sont des pâtisseries provençales généralement préparées pour la Chandeleur à la place des crêpes à Marseille (pour les vrais Marseillais), les plus gourmands préparant les crêpes et achetant ou cuisinant les navettes (une des recettes hier). La légende veut y voir la forme d'une barque.

Pour une année riche et heureuse, la coutume veut que l’on conserve une navette de la Chandeleur dans une boîte en métal jusqu’à l’année suivante et la manger à ce moment-là. C’est un signe de bonheur (et la navette quoique dure est toujours bonne, promis, juré !) (vous voulez goûtez ?).

Ce sont des biscuits secs, délicatement parfumés à l’oranger, sont succulents. Certains les dégustent trempés dans une tasse de lait, de chocolat, de thé ou de café.

La Légende


A Marseille, on célèbre tout particulièrement avec faste les fêtes de la chandeleur notamment en l'Abbaye Saint Victor. L’origine de la coutume remonte, dit-on, aux derniers moments du XIIIe siècle quand la statue d'une vierge s'échoua, paraît-il sur le rivage du lacydon. Faite de bois peint et revêtue d’une robe verte tachée et d’apparence douteuse mais … couverte d’une couronne d'or massif ! Le petit peuple laborieux des Marseillais s’enflamma alors d’un seul trait voyant en cet évènement symbolique, la marque de la bénédicité et d’un destin meilleur …

... aussitôt, Sainte fut faite de cette statue de bois baptisée tour à tour de « Vierge Protectrice des marins et des pêcheurs » ou de « Notre Dame du feu Nouveau ».

nave

Certains disent aussi que la navette biscuit d'aujourd'hui symbolise la barque qui amena jadis Saint-Lazare et les deux "Maries" - Sainte-Marie Magdeleine, Marie Salomée et Sainte-Marthe aux Saintes-Maries-de-la-Mer, le 2 février, il y a près de 2000 ans avant qu'elles ne se rendirent à Saint Maximin et la montagne qui la domine aujourd’hui appelée sainte Baume dont la grotte en altitude contient les reliques de Sainte-Marie Magdeleine.

Amoureux des traditions, historien local à ses heures, bon commerçant mais surtout excellent boulanger, un certain sieur Aveyrous inventa un délicieux biscuit en forme de navette en 1785 qu’il offrait alors à ses clients le jour de la fête catholique de la Chandeleur ! Rappelons avant tout que le four à cuire du sieur Aveyrous , fondateur du célèbre Four des navettes en 1781  est un lieu d’étape « très médiatique » de la procession de saint Victor où le maire de Marserille, monsieur GAUDIN assiste invariablement chaque année à la bénédiction par l’Archevêque de Marseille des navettes devant les objectifs réunis de TF1, France 2 , et CNN … et peut-être même de France 3 !!!

Précisons aussi que chaque année, cette procession catholique dénomée procession "Notre-Dame-de-Confession" commence avant même les premières lueurs du jour (5h du matin) et après que les marins aient apporté en bateau depuis l’extrémité opposée du port l'Evangile et la statue de saint Victor, le cortège s'élance alors dans un parcours prossessionnaire dans les rues antiques de Marseille, parcours dont l’étape finale est bien l’abbaye de Saint Victor (la plus ancienne de la ville, avec des tombeaux datant de l'Antiquité tardive, à visiter, magnifique).

Précisons aussi que la tradition provençale veut que l’on achète les navettes douze par douze, une pour chaque mois de l'année accompagnées des fameux cierges verts bénis dont la flamme a pour vocation de protéger le mas (ou le jas = bergerie) ainsi que les troupeaux ou les pêches quotidiennes pendant toute l’année à venir !

navettes_2

D'autres précisions intéressantes : la Chandeleur c’est la fête des Chandelles, fête de la Présentation de Jésus au temple de la purification de la Vierge.
A Marseille il y a 2 quais opposés du Vieux Port , il y a donc 2 types de navettes : celles les plus connues , les navettes de saint Victor perpétuées par le médiatique Jean Claude Imbert héritier direct de sieur Aveyrous (plus ancienne boulangerie en activté : 1781) et les navettes du Panier [plus ancien quartier de Marseille "Phocée", célèbre pour inspirer le fameux quartier "du Mistral", pour les fans de "Plus Belle la Vie", jamais vu !] dites " Navettes des Accoules " . Enfin sur le plan gustatif il vous faut savoir que les navettes marseillaises comptent parmi les rares biscuits réalisés sans levure et se conservent pour autant toute une année entière dans une qualité stable ! (je confirme !)

Traditionnellement parfumées à la fleur d'oranger, elle sont aujourd'hui parfumées avec toutes sortes de parfums et d'épices.

navette_chocolatnavette_lavandenavette_violette
navettes Orsoni, au chocolat, à la lavande et à la violette

Sources :
- Michel HUGUES, "P
aca Informations Economiques" et de "provencemagazine.info" : ici ;
- Biscuiterie Orsoni : pour se régaler (les yeux) :
ici ;
- Four des Navettes :

Posté par Lystig à 12:04 - fête, évènement, histoire - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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dimanche 1 février 2009

Les Navettes

Demain, c'est la Chandeleur... mais en Provence, surtout à Marseille, c'est la bénédiction des Navettes (rendez-vous ici-même pour en savoir plus !)

navettes

Préparation : 30mn + 2 heures de repos (facultatif, mais meilleur)
Cuisson : 15 mn

Ingrédients (pour 8 personnes, environ une vingtaine de navettes) :

- 500 g farine
- 200 g sucre
- 75 g beurre
- 3 œufs
- une cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger (traditionnel) ou un zeste de citron
- sel

Préparation

Dans une jatte versez la farine, le sucre, puis 50g de beurre ramolli, 2 œufs , l'eau de fleur d'oranger ou le zeste de citron.
Mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse.
Diviser la pâte en 5 parts. Sur un plan fariné, rouler chacune des parts en forme de boudin.
Découper en tronçons et leur donner une forme ovale et allongée (10 à 15 cm par exemple), pincée au bout.
Les installer sur une plaque beurrée, les inciser dans la longueur. Laisser reposer 2 h, au tiède.

Dorer au jaune d’œuf. Cuire 15 mn au four thermostat 6 (180°C).

Ou les acheter au Four des Navettes, où elles seront bénies le 2 !

four_navettes

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vendredi 2 janvier 2009

Crèche (13) : Allauch (3)

Toujours à Allauch, visite de la crèche animée de Gilbert Orsini,
visite payante (2,50 € par adulte),
nous voulions y aller avant de monter au château,
mais il y avait beaucoup trop de monde.
En redescendant, il y avait moins de monde,
aussi, debout sur les barrières,
les garçons pouvaient admirer les personnages et le cadre .

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la poissonnière,
à l'arrière-plan, la maison camargaise (avec sa croix penchée par le Mistral)
à gauche, les gitans

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les bergers,
avec un santon animé qui tond un mouton
et le vieux berger qui fait la sieste

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fileuse,
fontaine qui coule,
tonnelier, etc.

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un étal de fromages
des agneaux

P1020279
un chasseur,
un porteur de jujubes,
au fond, un atelier de santonnier

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les bugadières (lavandières)

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l'enseigne parle d'elle-même...
Grand Ange sait qu'il ne faut pas mentir, sinon le nez s'allonge...

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les treize desserts

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une nouvelle cloche est transportée vers l'église

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la Sainte Famille

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mardi 30 décembre 2008

Crèche (12) : Allauch (2)

Tout en haut du village aux nombreux moulins,
après un chemin ereintant selon les garçons,
nous arrivons à Notre-Dame-de-Château
où nous découvrons une crèche de santons habillés
(santons Maryse di Landro, santonnière à Aubagne)

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demain, la crèche animée de Gilbert Orsini : un magnifique village provençal !

Posté par Lystig à 12:42 - fête, évènement, histoire - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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