O comme Oreillettes

une tradition provençale à l'honneur aujourd'hui : les oreillettes !

en prime : la recette de ma Mom !

L'oreillette est un dessert d'origine languedocienne, provençale et rouergate, une douceur de carnaval, qui représente le pain riche pour marquer la fin du Carême. On la trouve aussi parmi les traditions de Noël, et on la déguste, de toute façon, tout au long de l'année.

Wikipédia précise : Ce type de beignet existe dans de nombreuses régions françaises, généralement plus épais et moelleux : à Bordeaux, en Gascogne, on les appelle des « merveilles », à Lyon, des « bugnes », à Nice des « ganses », à Nantes, en Vendée, en Anjou, en Poitou des « bottereaux », des « tourtisseaux » ( ou encore des « foutimassons », des « croquignolles »), en Auvergne, des « guenilles », en Lorraine, des « corvechets », en Alsace, des « roussettes », ailleurs encore des « rousseroles », des « bugnettes » ou des « bougnettes », des « nouets » ou des « nouettes », des « roubigneaux », des « pognons », des « fantaisies », des « garrifes » ou simplement des « beignets de carnaval ».

Et Keldélice (source et image aussi : keldelice.com) écrit 

Autres appellations : ganse, mensonge, merveille, croquant, bugne.

Le nom d’oreillette désigne une pâte frite à l’huile, généralement parfumée à la fleur d’oranger et saupoudrée de sucre glace, très mince, légère et craquante, qui revêt des formes et des noms différents selon les régions où elle se fabrique : « oreillette » en Provence rhodanienne et occidentale, dans le Comtat Venaissin, le Luberon, les monts de Vaucluse… « bugne » dans le Briançonnais, le Champsaur et le Valgaudémar… « merveille » dans les Alpes provençales… « mensonge » dans la vallée de la Vésubie et la vallée de la Roya… « croquant » en Ubaye… « gause » dans le Pays niçois…

Ce beignet se compose de farine, de levure, de sucre, d’œufs entiers, de beurre fondu et d’une pincée de sel. On rajoute éventuellement de l’eau de fleur d’oranger ou un zeste de citron râpé. Une fois bien malaxée juqu’à obtenir la souplesse nécessaire, la pâte est mise au repos une paire d’heures, avant d’être abaissée le plus finement possible au rouleau. Plus mince sera la pâte, plus croquantes seront les oreillettes. Il suffit ensuite de découper des losanges de pâte d’une dizaine de centimètres de long (sur 4 ou 5 de large), de les fendre en leur centre. L’une des extrémités de chaque pièce est ensuite repliée et passée dans la fente. Puis, les oreillettes sont jetées une à une dans l’huile de friture chaude pendant quelques secondes. Après les avoir égouttées, on les saupoudre de sucre glace.

Délice populaire de tous les instants, les oreillettes possèdent le goût du bonheur des choses simples !

Cette pâtisserie ménagère, boulangère et pâtissière est d’une fabrication traditionnelle en Provence entre le jour de l’An et Pâques. Cependant, son pic de consommation est atteint le mardi gras. Présente aussi sur la table lors des fêtes familiales, elle apparaît dans les foires, les fêtes foraines…

Selon moi, on en fait en Provence surtout au moment de Noël et jusqu'au jour de l'an et à Mardi Gras

OREILLETTES

oreillettes
(photo téléchargée de Yahoo Images)

 

Recette de ma maman 

250 g de farine
1 œuf
75 g de beurre
- ½ verre d’eau
un peu de sel
1 c. à café d’eau de fleur d’oranger (ou 2 petits verres de rhum)
sucre glace. 

Manier tous les ingrédients ensemble.

Faire une pâte homogène et la laisser reposer au moins 1 heure.

Après ce temps, l’aplatir au rouleau en lui donnant l’épaisseur « d’un gros sou » , puis, avec un coupe-pâte ou un emporte-pièce large (ou plus simplement un couteau) faire des losanges, des carrés ou des ronds (avec un petit verre).

Faire frire à friture chaude (huile d’arachide ou type ‘isio 4’).
Sortir avec une écumoire, déposer sur du papier absorbant, puis dans un plat et les saupoudrer de sucre glace. 

Ces oreillettes peuvent se manger chaudes ou froides et se conservent 5 à 6 jours dans une boîte en métal.

Sauf si des petits gourmands passent par là…
Ici : quelques heures !