Mascara... pas la ville, le maquillage !
Jeudi dernier, je me maquille avant de partir travailler. Mes fils m’admirent et me réclament « de ça pour les yeux jolis ».
Ils insistent.
Lourdement.
On est légèrement pressé.
Je cède (pas bien, mais le matin, on est à la bourre, je le dis tellement, que c’est une expression que mon grand a très vite apprise et répétée, tout petit déjà, en fait, dès qu’il a su parler ! avec « embouteillage » !!!)
Revenons à nos moutons.
Enfin, à mes cils.
Je cède.
Je fais semblant de leur mettre du mascara sur les cils.
Petit Ange prend un tube de mascara, le tend à son Papa : « Tiens, c’est pour toi Papa » (j’imagine Papa avec de longs cils violets…).
Il veut un tube pour lui, je refuse.
Il part.
Allez les garçons, on va s’habiller, on va à l’école, on est à la … « A la bourre » complètent-ils.
Ils montent à l’étage.
Papa les suit.
Puis moi.
Eclats de rire de Papa dans la salle de bains.
J’arrive : Petit Ange a du mascara sur les cils : il est adroit le petit diable (rappel : 3 ans le 03.03. !) !!!! Cela a très légèrement débordé sur les paupières.
Et quand il a entendu son Papa rire, il a sursauté et s’en est mis sur le front.
Petit Ange nous regarde, les yeux écarquillés, le tube dans une main et la brosse dans l’autre : « Il faut du mascara sur les yeux pour être beau »
Je suis curieuse... l'histoire du mascara (ville d'Algérie)
C'est aux deux fils du parfumeur Eugène Rimmel, émigré en Grande-Bretagne au début du XIXe siècle, que l'on devrait le lancement, à Londres, dans les années 1880, d'un des tout premiers mascaras. Même si l'histoire ne dit pas à quoi ressemblait ce pionnier, le phénomène est tel que le mot Rimmel passera dans le langage courant. Quelques décennies plus tard, aux Etats-Unis, un chimiste fabrique pour sa sœur, Maybel, un étonnant mélange de poussière de charbon et de vaseline, conditionné dans un tube, qui donnera naissance au vocable Maybelline (contraction de Maybel et de vaseline), une marque aujourd'hui mondialement connue. Aucun témoignage ne subsiste quant aux effets d'une telle mixture sur la sensibilité oculaire… Deux ans après ce fructueux essai, l'inventeur met au point, en 1917, le premier cake mascara un petit pain noir solide enfermé dans un boîtier, que l'on appliquait à l'aide d'une brosse préalablement mouillée. L'objet connaît vite un énorme succès.
Alors que les femmes des années 1950 continuent d'humidifier consciencieusement leur cake mascara, souvent signé Longcils Boncza en France, du nom du professeur qui l'avait perfectionné pour les actrices de l'époque, Helena Rubinstein réfléchit déjà à un système autrement plus astucieux. En 1957, la grande dame de la beauté made in USA lance ainsi le premier mascara «automatique», un petit tube avec un applicateur de métal intégré dont les fines rainures gravées favorisaient une application précise.
(sources : ici pour l'histoire et là pour l'image)
