La pluie le jour de la saint Gilbert
Emplira ton verre.

Saint Mars mouillé au petit jour,
C'est de la pluie pour tout le jour.

Si les fourmis s’agitent à la sainte Anne,
[Bienheureuse Anne de Saint-Barthélémy]
L’orage descend de la montagne.

La pluie du jour de la saint Robert [abbé en Grande-Bretagne]
De bon vin remplira ton verre.

A la saint Robert,
Tout arbre est vert.

Si beaucoup d'eau tombe en ce mois,
Lors peu de grain croître tu vois.

En juin, quand la cerise périt
Tout s'en suit.

En juin trop de pluie
Et le grenier vide s'ennuie.

Juin froid et pluvieux,
Tout l'an sera grincheux.

Un binage
Vaut deux arrosages.

La pluie de juin
Fait belle avoine et maigre foin.

Quand il pleut trop en juin,
Le paysan cherche son pain.

Juin
Fait beau le foin.

En juin, pluie au soleil unie
Fait prévoir récolte bénie.

Lune brouillée,
Pluie assurée.

Lune à cache-cache derrière les nuages,
C'est de la pluie ou des orages.

En jeune lune,
Foin coupé est de mauvaise qualité.

Mauvais temps quand le foin
Sent fort dans les granges.

Si le chat se frotte l’oreille, le mistral se réveille.

De juin, vent du soir,
Pour le grain est bon espoir.

Si toute l'année il y avait des cerises,
Messieurs les médecins n'iraient plus qu'en chemise.

 

109e anniversaire de la naissance du Dr Virginia Apgar

Virginia Apgar (née le 7 juin 1909 à Westfield (New Jersey) aux États-Unis et morte le 7 août 1974 (à 65 ans) aux États-Unis) est une femme médecin anesthésiste américaine d'origine arménienne rattachée à l'université Columbia.

Virginia Apgar a commencé des études de chirurgien, puis s'est dirigée vers l'anesthésiologie. Elle a ensuite été nommée directrice du département d'anesthésiologie de l'université, devenant ainsi la première femme responsable d'un département dans l'histoire de l'université. C'est en 1952 qu'elle a développé cette méthode d'observation du nouveau-né qui est ensuite devenue le score d'Apgar1 . En 1973, Virginia Apgar est devenue la première femme décorée de la médaille d'or de médecine de Columbia. En l'honneur de son travail, son portrait a été gravé sur un timbre commémoratif émis en 1994.

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Article publié sur le Figaro en 2018 : clic.

À l'occasion de la journée mondiale du « doughnut », Le Figaro revient sur l'origine et l'histoire de cette pâtisserie. Une douceur bien réconfortante durant la Première et la Seconde Guerres mondiales...

Le grand écran américain l'a immortalisé aux mains de ses policiers et le petit, en péché mignon aux dents du personnage d'animation Homer Simpson. Le doughnut, autrement écrit donut, est devenu en quelques années la pâtisserie emblématique du pays de l'Oncle Sam. Glacé, tartiné de chocolat ou parfumé à la vanille, le mets sucré se déguste à toutes les sauces. Mais d'où vient-il? Est-il aussi américain qu'on le croit? Pas sûr...

Car le doughnut est à l'Amérique, ce que les frites sont à la Belgique. Un éternel combat de revendications. Le doughnut, littéralement «pâte» (dough), «de noix» (nut), jouit d'une histoire bien compliquée. Elle implique tantôt des immigrants hollandais en Amérique, des Français, des Latins, des Indiens, des Arabes et même des Russes. De quoi mettre une sacrée pagaille dans nos cartes géographiques. Mais passons! Né il y a quelques millénaires, assaisonné de miel ou de sauce de poisson dans les chaumières de nos ancêtres les Grecs et Romains, le beignet a peu à peu émigré en terres arabophones durant l'ère médiévale avant de s'installer dans le nord de l'Europe.

Un capitaine de navire luttant pour sa survie et celle de ses beignets

Selon la tradition, l'ancêtre du doughnut serait né dans les cuisines Hollandaises. À l'époque, au XIXe siècle, ces derniers cuisinaient des «olykoek», un nom peut ragoûtant pour désigner des «gâteaux à l'huile». Mais attention! Pas question de trou. À l'origine, le biscuit est une seule et grosse boule. On la déguste à l'occasion des fêtes de Noël. Immigrés aux États-Unis, les Néerlandais font face à un immense melting-pot. Pas de quoi les contraindre toutefois à abandonner leurs recettes. L'olykoek, toujours en forme de boulette, se répand alors tout doucement dans la Nouvelle-Néerlande.

Et voilà où les versions divergent encore! Si certains estiment que le trou du beignet est né bien avant l'invention des olykoek, d'autres -et c'est la majorité- pensent que la perforation du beignet a été réalisée par un certain Hansen Gregory, capitaine de navire de la Nouvelle-Angleterre au milieu du XIXe siècle. Selon l'histoire officielle, le jeune homme a percé un trou pour que le gâteau -qui jusque-là cuisait mal en son centre et que l'on fourrait d'une noisette- puisse frire de manière égale.

Les femmes de la Croix-Rouge, nommées Donut Dollies, ravitaillaient les soldats de donuts durant la Seconde Guerre mondiale.

Selon la légende, Hansen Gregory fut pris, un jour de 1847, dans une violente tempête. Alors qu'il devait lutter pour sa survie, celui-ci aurait aussi lutté pour celle de ses pâtisseries. Et c'est ainsi qu'il aurait empalé le biscuit dans son volant pour maintenir son cap. Une anecdote sympathique, certes, mais bien fantastique. À noter d'ailleurs que selon d'autres récits, la naissance du beignet serait non pas due au fils Gregory, mais à sa mère...

Une pâtisserie patriotique, « coup culinaire du siècle du Progrès »

Attesté dès l'année 1809 dans une publication de l'écrivain américain Washington Irving, le «donut» devient très rapidement une pâtisserie nationale aux États-Unis. Et plus encore, une pâtisserie patriotique! On la retrouve en effet sur le champ de bataille durant la Première Guerre mondiale. Les salutistes américaines, autrement appelées Donut Girls, distribuaient les fameux gâteaux aux soldats de l'armée de l'Oncle Sam qui combattaient en France. Un épisode qui se reproduira lors de la Seconde Guerre mondiale. Les femmes de la Croix-Rouge, cette fois-ci nommées Donut Dollies, ayant ravitaillé les soldats de donuts.

Adulé à l'est et à l'ouest de l'océan Atlantique, le donut s'enracinera définitivement dans le paysage américain en 1920 grâce à l'invention d'un immigrant juif russe. Adolph Levitt est en effet à l'origine du vrai premier levier économique du donut. C'est à lui que l'on doit la première machine à beignets automatisée. Sa création «démocratisera» le beignet qui deviendra alors, selon les organisateurs de l'Exposition universelle de 1933, le «coup culinaire du siècle du Progrès».

De nos jours le doughnut fait non seulement partie de la culture américaine mais intimement partie des cuisines européennes. En France, par exemple, on le retrouve sous le nom de beignet. Un mot, dont l'origine fait tout aussi débat que celle du doughnut. Peut-être issu de l'ancien français «beigne», «bigne», «la bosse, l'enflure», qui a donné «la beigne», «le coup», le beignet s'emploie sous la forme «bugne» dans le parler lyonnais, «beigne» en Suisse romande... «merveilles» en Aquitaine et «fantaisies» en Bourgogne.