Qui a bu à la sainte Rosine,
Boira à la sainte Blandine.

A sainte Rosine,
Si l’hiver badine,
C’est qu’il cache ses badines.

A sainte Rosine,
Gelée n’est jamais anodine.

A sainte Rosine,
Si le soleil te sourit, jardine,
Mais jamais ne t’échine.

A sainte Rosine,
Si le ciel ondine,
La bêche patine.

Les fleurs plantées à la sainte Rosine
Ne seront que des crapoussines.

A sainte Rosine,
Sème la capucine.

A sainte Rosine,
Plante la glycine.

A sainte Rosine,
Boutonnent les églantines.

Bon rédeux [éleveur de lapins], à saint Euloge
Voit les jeunes lapins à l'auge.

Redoux à saint Euloge
Voit les jeunes lapins à l'auge.

Bons frimas à la saint Euloge
Voit les jeunes lapins à l’auge.

A la saint Euloge,
Les lapins vont à l’auge.

A la saint Euloge,
L’hiver s’abroge ou il se proroge.

Quand saint Euloge vernoge [humide],
L’hiver il déloge.

Souvent à saint Euloge,
Du printemps le jardin fait l’éloge.

Le bourgeon de mars
Remplit les chars,
Celui d'avril,
Le baril,
Celui de mai,
Le chai.

Le soleil de mars
Donne des rhumes tenaces.

Malgré le mauvais temps,
Mars prépare en secret le printemps.

Vigneron, vide ton verre,
Si en mars la pluie inonde la terre.

En mars, quand il tonne
Chacun s'en étonne.

8° à 7h20

 

Otto Friedrich Müller est un zoologiste danois, né le 11 mars 1730 à Copenhague et mort le 26 décembre 1784.

Il fait paraître, en 1763, un premier ouvrage sur les champignons suivi en 1764 d’une faune entomologique, Fauna insectorum Friedrichsdaliana, et en 1767 d’une flore, Flora Friedrichsdaliana, ouvrage qu’il illustre lui-même.

Mais il se passionne surtout pour les invertébrés et particulièrement les animaux microscopiques et commence à publier à leur sujet dès 1771.

Il construit la première drague moderne, en 1779, ce qui lui permet de découvrir de nombreux organismes marins nouveaux, notamment des protistes et des ciliés, ainsi que de nombreux animaux marins comme des mollusques ou des crustacés.

Il est le premier à proposer une classification des êtres microscopiques, sur des critères morphologiques (Animacula infusoria fluviatilia et marina, 1786), dans laquelle on peut voir un début de distinction des bactéries. Néanmoins, comme il ne donne aucune indication de taille, il est difficile de reconnaitre les espèces qu'il décrit, d'autant plus que les deux genres, Monas et Vibrio, dans lesquels on peut reconnaitre des bactéries, inclut également des protistes (surtout le genre Vibrio). On peut donc en conclure qu'il ne voyait pas les bactéries comme une classe à part, ce qui peut s'expliquer par l'imperfection des microscopes disponibles. Il nomme les espèces suivant les règles linnéennes. Il est reconnu comme un auteur clé dans la connaissance des êtres microscopiques (par exemple par Bory de Saint-Vincent, dans son Essai de classification des animaux microscopiques, 1826, pages 7 à 9).

En 1776, Otto Müller fait paraître Zoologiae Danicae prodromus, seu Animalium Daniae et Norvegiae Indigenarum characteres, nomina, et synonyma imprimis popularium qui contient la description de 3 000 organismes du Danemark et de Norvège. En 17771, il commence la publication de son célèbre Zoologia Danica. Son but est de réaliser avec cette faune, ce qu’il avait fait avec la flore du Danemark : l’inventaire de toutes les formes de vie de son pays. Seuls deux cahiers paraissent de son vivant. Âgé et perclus de rhumatismes, Otto reçoit l’aide de son frère Christian Friedrich Müller (1744-1814), un pauvre graveur sur cuivre ; c’est lui qui réalise les magnifiques planches qui accompagnent cette œuvre. En 17801, Otto Müller commence la publication du deuxième cahier.

En 1789Peter Christian Abildgaard (1740-1801) fait paraître le troisième cahier, mais il meurt durant la préparation du quatrième et dernier cahier. D'autres naturalistes participeront à la poursuite de l'ouvrage zoologique : Vahl (1749-1804), Holten (1770-1805), Lund (1749-1809)1. C’est Jens Rathke (1769-1855) qui en assure la publication en 1806. Cet ouvrage contient un grand nombre de descriptions de nouvelles espèces de mollusques et d’autres invertébrés marins.